DDTM Agriculture actualités
- il y a 3 heures
- 6 min de lecture
DNC : vaccination des veaux et montée en estives |
La campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse, débutée en décembre 2025 dans l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques, se poursuit notamment avec la vaccination des veaux. |
La vaccination des veaux est à réaliser, au plus tôt, à partir de l’âge de 3 mois et avant l’âge de 6 mois, de façon préférentielle avant la mise à l’herbe. La vaccination par le vétérinaire est totalement prise en charge par l’État (fourniture du vaccin, acte et déplacements) dans la limite d’une visite par mois et par élevage. Transhumance Par arrêté ministériel du 27 avril 2026, tous les bovins qui transhument, quelle que soit la zone d’origine (ZV I, ZV II, zone indemne) doivent être issus de cheptels valablement vaccinés et eux-mêmes valablement vaccinés au moment de la montée et pendant toute la période de transhumance. Pour les veaux de moins de 3 mois destinés à monter, il convient d’organiser leur vaccination dès l’âge de 3 mois, au besoin en décalant leur date de montée. Les bovins issus de zone indemne ne peuvent pas monter directement en estives (car non vaccinés). Ils doivent être vaccinés très rapidement en arrivant dans la zone vaccinale, et ils ne pourront monter en estives collectives qu’après un délai de 28 jours post-vaccination. Pour les bovins transhumant dans une autre zone vaccinale que celle de leur exploitation d’origine, un laissez-passer sanitaire (LPS) doit être obtenu auprès de la DDPP pour ce mouvement (en plus du certificat sanitaire d’autorisation de transhumance). Le LPS est à demander, dans les 48 h précédant le départ, sur l’application Démarche Numérique : https://demarche .numerique.gouv.fr/commencer/ddpp-64-dnc-demande-de-lps (à fournir : liste des bovins destinés au mouvement, attestation de visite vétérinaire dans les 72 h avant le départ, attestation transporteur, modèles disponibles dans la démarche). |
Tuberculose bovine : nouvelles dispositions financières |
Le ministère de l’agriculture a, par arrêté ministériel du 27 avril 2026, fait évoluer les indemnisations et participations financières de l’État prévues pour les suspicions et foyers de tuberculose bovine : |
- revalorisation des forfaits des bovins abattus sur ordre de l’État dans le cadre des suspicions et enquêtes épidémiologiques (hors foyers) selon les montants indiqués dans le tableau ci-dessous (les valeurs indiquées en italique correspondent aux montants de revalorisation par rapport aux textes précédents) - possibilité de solliciter une expertise pour un bovin de race lourde engraissé. L’expertise est à la charge de l’éleveur. - prise en charge à 100 % des frais de nettoyage-désinfection pour les élevages foyers - possibilité pour le Préfet de doubler le déficit de production lait pour les exploitations en agriculture biologique et en assainissement sélectif - prise en charge par l’État des tuberculines utilisées dans les tests d’assainissement et des frais d’euthanasie de veaux si nécessaire - pérennisation de la participation de l’État aux IDC de prophylaxie (6,15 €/IDC) et possibilité de prise en charge des analyses IFG réalisées dans le cadre de la prophylaxie (sur accord de la DDPP) Indemnisation/Plus-values Montant (évolution par rapport aux montants précédents)Indemnisation forfaitaire pour un bovin abattu sur ordre de l’administration + de 24 mois : 3 350 € (+ 850 €) de 12 à 24 mois : 2 500 € (+ 600 €) de 6 semaines à 12 mois : 1 350 € (+ 350 €) Déduction de la valeur bouchèrePlus-value pour un bovin inscrit à un livre généalogiqueDe plus de 24 mois : + 400 € (+ 100 €) De 6 semaines à 24 mois : + 300 € (+ 100 €)Plus-value pour un mâle reproducteur de race allaitante de plus de 12 mois+ 700 € (+ 400 €)Plus-value pour une femelle gestante de plus de 6 mois de race allaitante lourde+ 400 € maximum (+ 100 €)Estimation pour : - un bovin inscrit à un livre généalogique ET qualifiés reconnus, recommandés ou élites - un bovin laitier de très haute valeur génétique soit en ISU, soit en note de conformation - un bovin de race allaitante lourde engraissé - un animal de haute valeur participant à des spectacles taurinsPossibilité de faire réaliser une expertise par un expert reconnu (liste sur demande), antérieurement à l’abattage Frais d’expertise à la charge de l’éleveur La revalorisation s’applique avec effet rétroactif pour les abattages ordonnés dans le cadre de la campagne de prophylaxies 2025-2026 (débutée au 01/10/2025). La mise en paiement de la revalorisation va être faite automatiquement par la DDPP, sans que les éleveurs concernés n’aient à en faire la demande. Un courrier sera adressé aux éleveurs concernés. |
Réduction des délais de notifications des mouvements des ovins-caprins du 28 avril au 28 mai 2026 (période pré-Aïd) |
La fête de l’Aïd va se dérouler fin mai 2026 ce qui va engendrer des mouvements importants d’ovins, au niveau national et européen. En raison de la présence de nombreuses maladies animales majeures affectant les ruminants dans l’est de l’Europe (notamment clavelée ovine et caprine en Grèce et en Roumanie ; fièvre aphteuse en Grèce et à Chypre), des mesures spécifiques sont prises pour prévenir le risque d’introduction de ces pathologies en France : rappels des règles de biosécurité et d’introductions d’animaux, surveillance des introductions de ruminants en provenance de l’étranger, réduction des délais de notifications de mouvements d’ovins-caprins. Ainsi, les règles à respecter impérativement pour l’introduction d’animaux dans un élevage sont les suivantes : - n’introduire que des animaux avec un statut sanitaire connu, - respecter les règles de biosécurité pour le transport des animaux vivants. De plus, de manière temporaire (du 28 avril au 28 mai 2026), les éleveurs et opérateurs de centres de rassemblement doivent notifier les entrées et sorties d’ovins-caprins de leur exploitation dans un délai de 48 heures (au lieu de 7 jours habituellement) (arrêté ministériel du 30 mars 2026). Il est par ailleurs rappelé qu’il est interdit aux particuliers de pratiquer eux-mêmes des abattages, ou pour les éleveurs d’abattre leurs animaux pour le compte de particuliers. Les abattages doivent être réalisés dans les abattoirs autorisés. Il est également interdit aux particuliers de transporter eux-mêmes des ovins ou des caprins. Seuls les transports par des professionnels, avec le document de circulation, sont autorisés.
|
Destruction à tir des ESODActuellement, les demandes d’autorisation préfectorale de destruction à tir des ESOD (espèces susceptibles d’occasionner des dégâts) peuvent être déposées via Démarche Numérique pour les espèces et périodes suivantes : - Renard roux – du 1er avril à l’ouverture générale de la chasse - Corneille noire – du 1er avril au 31 juillet - Pie bavarde – du 1er mars au 31 juillet - Étourneau sansonnet – du 1er avril au 30 juin - Pigeon ramier (114 communes concernées) – du 1er mars au 31 juillet L’autorisation peut être délivrée : - au détenteur individuel du droit de destruction (propriétaire, exploitant) ou son délégataire - au président d’une structure de chasse (ACCA, AICA, société) délégataire du droit de destruction ou à un adhérent. Pour les autres problématiques de dégâts, des interventions administratives (de louveterie ou de chasses particulières) peuvent être sollicitées. Chasse du sanglier en avril-maiL’arrêté préfectoral relatif à l’ouverture générale et à la clôture de la chasse en plaine permet la chasse du sanglier en avril et mai dans les conditions suivantes : - en zone de plaine des Pyrénées-Atlantiques, - uniquement pour la protection des semis, - à l'approche et à l'affût, et à titre exceptionnel en battue, - sur autorisation préfectorale individuelle délivrée au détenteur du droit de chasse, - avec obligation de déclarer les prises auprès du Préfet avant le 1er juillet. Les demandes peuvent être déposées par le détenteur du droit de chasse (président de l'ACCA, société de chasse, AICA) sur :https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/demande-sanglier-avril-mai-64 Les prises doivent être déclarées avant le 1er juillet sur:https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/bilan-sanglier-avril-mai-64
Influenza aviaire : abaissement du niveau de risque à modéré et situation sanitaire |
Par arrêté ministériel du 21 avril 2026, le niveau de risque influenza aviaire a été abaissé au niveau modéré à compter du 27 avril 2026 (pr&e acute;cédemment niveau élevé depuis le 22 octobre 2025). |
Cela a pour conséquence d’assouplir les mesures de mise à l’abri hors zones à risque. La mise à l’abri reste obligatoire, d’une part pour tous les oiseaux/volailles en zone à risque particulier (= zones humides), et d’autre part pour les palmipèdes (de moins de 42 jours) en zone à risque de diffusion. Depuis le 1er août 2025, 153 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été déclarés (123 en élevages et 30 en basses-cours). Deux élevages ont été très récemment infectés (28 et 29 avril 2026) dans les départements du Tarn-et-Garonne et de la Dordogne. Ces deux foyers récents rappellent l’impérieuse nécessité, malgré l’abaissement du niveau de risque, de respecter strictement les mesures de prévention (biosécurité, vaccination des canards) et les mesures de surveillance (clinique et post-vaccinale). |
